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Mar 4th

Qui est Mitche D.?

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Étant maintenant chef d’entreprise et principale porte-parole du Chien Rose, je crois qu’il est de mon devoir de me présenter.  J’ai une personnalité comme qui dirait un peu hors du commun et bing bang ça revole partout. Puisque Le Chien Rose c’est totalement moi, je crois qu’il est important que vous me connaissez un tant soit peu.

Je m’appelle Michèle Des Rosiers, j’ai 27 ans et je suis Ahuntsicoise d’origine.  Je suis allée à St-André-Apôtre au primaire et au Collège Regina Assumpta au secondaire (ça c’est pour les résidents du quartier!).  Ensuite je suis allée au cégep, mais comme je n’avais pas vraiment idée de quoi faire dans la vie et comme j’étudiais le dessin depuis, genre, mes 8 ans, j’ai continué dans cette voie en m’inscrivant en métier d’arts profil céramique.  J’ai aimé ça, faire de la poterie; j’ai fait presque la moitié du programme.  Quand je fabriquais des assiettes dans le cours de tour, je n’arrêtais pas de demander à mes profs si on devenait meilleur cuisinier quand on faisait nos propres assiettes. À ma troisième session, j’ai complètement décroché de l’école, ça me tentait pu pantoute.  J’avais juste envie de partir en appart avec des amies et niaiser un peu, profiter de la vie: c’est ça que j’ai fait.  Évidemment, j’ai dû me trouver un travail pour payer mon appartement et j’ai inévitablement échoué dans une cuisine. J’ai bien fait la fête, bu énormément, vécu des drôles -et moins drôles- de trucs et je me suis trouvée un peu plus.

Je travaillais à l’époque dans un traiteur (je faisais des sandwich) et mon boss me faisait miroiter une augmentation de salaire si j’avais un diplôme.  Je me suis donc inscrite à l’ITHQ, je me suis dit « tant qu’à faire des sandwich à 9$ de l’heure, je vais pouvoir faire des sandwich à 10$ de l’heure! Yay! » (c’est pas payant, être commis de cuisine, même avec un diplôme…)  Avec mes deux lettres de recommendation et ma lettre de motivation (un petit bijou où je disais que pour moi, le plus vieux métier du monde était le cuisinier et non pas la pute (hahahaha!) j’ai été acceptée dans un programme où seulement 50% des gens qui appliquent réussissent à entrer et j’étais ben fière.  J’ai réussi avec brio tous mes cours, mes profs étaient vraiment chouettes.  M. Métayer, mon prof titulaire, est un homme sympathique et passionné qui donne mille et un trucs super pratiques et des idées de recettes faciles et délicieuses; un excellent prof. J’ai pris une quinzaine de livres pendant cette année et demi mais j’étais heureuse, c’était si bon.  Même si je n’étais pas sûre de vouloir faire ça comme métier, je me disais que apprendre à cuisiner est vraiment pratique dans la vie, que même si je ne devenais pas cuisinière je saurais au moins comment me faire à manger.  Et j’ai appris que cuisiner, c’est très simple quand on a des connaissances, que j’aimais ben ça et que j’avais du talent. Mon seul hic c’est que je danse et je chante en travaillant, des fois je pousse une blague, des fois je me brûle et je dis « kal***! »…  Alors, ne vous étonnez pas de me voir ainsi quand vous venez au resto.  C’est le petit enfant qui est en moi qui s’exprime! (sauf pour le sacre, quand même)  ;- )

À un moment donné, je me suis fait switché de la cuisine au bar, et je suis restée là (lire l’expérience ici).

J’étais donc rendue barmaid et je le suis resté 6 ans.  Encore une fois, j’ai tout fait les bars inimaginables, sauf les bars où y’a des employés à poil -parce que des clients à poil, j’en ai vu, oh que oui. Je suis même allée faire mon cours de service de bar à l’ITHQ, où j’ai appris des trucs du genre: toujours demander « qu’est ce que je vous sers? » au lieu de « désirez vous boire quelque chose? » parce que la première question incite le client à consommer, j’ai appris à faire des drinks que pu personne boit depuis 1952, comme par exemple un Pink Lady (gin, crème, grenadine, EURK) ou alors toujours servir une assiette par la droite, des affaires de même.  J’ai travaillé dans un bar sur la rue St-Laurent, St-Denis, plateau, centre-ville, avec des gens riches, des gens pauvres, des gens schizophrènes (histoire vraie, répétée plus d’une fois, et c’est pas moi qui fait le diagnostique, c’est eux qui me le disaient) des gens sur la drogue, des gens qui badtrippent, des Français, des gens qui me lancent un verre plein, des cennes, des sachets de sel, des pailles au visage, des boss qui m’ont volée, des boss vraiment gentils, des boss qui ont essayé de coucher avec moi, des boss qui sont croches; j’ai tout vu. Et j’ai bien trippé pareil, j’ai eu de très beaux moments, j’ai fait de belles rencontres, des clients sont devenus des amis proches, des contacts se sont faits,en gros,  c’est beau tout ça.  Et j’ai fait de l’argent aussi, c’est payant, les bars.  Dur et plate parfois, mais payant en général.  J’ai vu des grosses batailles folles sur la rue St-Laurent, comme dans les films de jungle, tout le monde se battait, même mon gérant est sorti avec un bat de baseball, y’avait du sang partout sur le trottoir; j’ai vu un gars pisser/éjaculer sur sa blonde et ensuite faire caca dans ses culottes (ça on l’a pas vu, mais on l’a senti), complètement pété sur la E; j’ai vu un gars avoir la diarrhée plusieurs fois aux toilettes (oh, oh, les salles de bain sans porte) et retourner s’asseoir boire de la bière avec ses amis (quel imbécile, après la 3e fois, il est retourné chez lui de force par les doorman); j’ai vu un gars vomir du sang, carrément.  C’est vraiment triste, d’assister à tout ça, ça te brise un peu la foi en l’humanité.

Puis, à mes 25 ans, grosse crise existentielle; rien d’accompli de « gros » jusqu’à date.  Et quand je dis gros, je parle de gros pour moi, avoir réussi quelque chose jusqu’au bout, quelque chose dont je suis fière, y avoir mis vraiment du mien, tsé.  Et j’ai eu en février 2010 l’idée de faire une activité que je ne ferais pas normalement par semaine et d’écrire mes aventures sur un blogue.  L’Affaire 52 est né (le link vous dirige vers la semaine 0, le commencement). J’ai été aux danseuses nues, aux danseurs nus, j’ai sauté en parachute, j’ai fait Nez Rouge, je suis allée à l’Auberge 1082 le club échangiste, au Cinéma l’Amour, je suis allée à St-Tite, à l’Adisq, dans un karaoké clandestin vietnamien, name it…. 52 activités folles.  Allez lire, ça va vous divertir! :- )

Tout ça fait en sorte qu’aujourd’hui, en cette année 2012, je suis moi.

Je suis chaleureuse, excentrique, intelligente, ultra cartésienne (ça c’est pratique), germaine, drôle, sympathique, franche, follasse, joviale, niaiseuse, positive, un peu rancunière même si je ne voudrais pas, travaillante et paresseuse à la fois, et je crois bien que mon plus grand défaut est que j’ai une tête bien dure et je parle fort. Dans le sens qu’on m’entend de loin… ma mère a passé sa vie à me dire de baisser le ton.  Je ne suis pas capable! Mais bon. Je suis aussi réactionnaire, je ne me laisse pas marcher sur les pieds et encore moins la tête, je cris à l’injustice lorsqu’il y a lieu, je n’aime pas me faire crosser par des gens qui se disent des amis.  J’ai des opinions et des valeurs et j’y tiens. Elles ressemblent un peu à celles de mon buddy Jésus, dans le sens de respecter et aimer son prochain, pardonner les erreurs, partager de la joie autour de soi. Dans le fin fond, j’aime donner, j’aime recevoir; alors avoir un resto me convient vraiment bien.  Il ne faut pas mélanger moi et ma grande gueule avec la qualité de ma bouffe… Mais bon, va falloir que je me la ferme un peu plus dorénavant! Je n’ai pas encore catché la notion « deviens quelqu’un d’autre, fais attention à ce que tu dis, ce que tu fais, arrête d’être sarcastique sur Internet parce que les gens ne connaissent pas mon humour, reste zen, tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler… ». J’ai du travail à faire!! Tout ça pour dire que je mets énormément d’amour dans mon travail qui me passionne, parce que je pense que vous méritez d’être plein d’amour. J’espère que ça goûte bon! <3

Au plaisir de continuer de grandir avec vous,

Mitche

p.s. Je considère la nourriture comme de l’amour. Quand on mange quelque chose de bon au goût et bon pour le corps, je suis sûre à mille millard de % qu’on est plus heureux.  C’est comme ça que je cuisine.  Je cuisine santé, maison, avec des aliments frais et goûteux. Je cuisine comme si j’allais tout manger! :- )

Pour ce qui est du bilan de la 3e semaine: je suis épuisée physiquement comme je ne l’ai jamais été, je me suis coupée big time mon pouce gauche (ça m’apprendra à vouloir faire trois choses en même temps…) et ON VA EN METTRE UN RIDEAU POUR CACHER LA PLONGE, JE VOUS DEMANDE D’ÊTRE PATIENTS AKA LAISSEZ LE TEMPS À MON PÈRE DE REVENIR DE VACANCES.  J’veux dire, il y a tellement de gens qui font la remarque, et même si on leur explique que oui, on le sait que c’est pas cool voir une plonge et qu’on va en poser un, qu’il est d’ailleurs dans le sous-sol depuis 2 semaines, on attend juste que Chef-Construction Papa Jean revienne de son voyage fucking bien mérité pour installer le tout, rien à faire…  Pourtant, de l’autre côté, il y a une belle grande fenêtre qui donne sur un joli parc.  Moi, mon verre d’eau, il est à moitié plein.  Au Chien Rose aussi!

J’ai hâte à mardi! C’est la cabane à sucre qui commence! YAY! Demain on sort les prix :- )

  1. Ton papa
    mars 5, 2012at 02:31

    C’est ma « petite » fille et je l’aime 🙂

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